Ce qu’on a dans le ventre
La maternité de Saint Vincent de Paul, d’hier à aujourd’hui


Création In-Situ et participative du collectif Et Si On Prenait l’Air(e) ? pour «Les grands voisins»
(2016-2017)
Conception et interventions : Fanny Decoust, Chrystel Jubien, Christine Milleron, Emma Seneze & Alexandra Sollogoub
pour le collectif «Et si on prenait l’air(e)?
Médiation : Aurore, Yes we camp
Co-Production : Esopa Productions, membre de la CAE Clara – En partenariat avec Aurore et Yes We Camp

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Ventres sensibles : ventres avec portes et ventres audio

Contexte
Autrefois maternité, le site de l’hopital Saint Vincent de Paul est aujourd’hui un lieu d’occupation temporaire sur lequel se croise chaque jours les résidents des foyers Aurore et les travailleurs des nombreux ateliers installés jusqu’au démarrage des travaux prévu fin 2017.
Dans cet ancien, bientôt transformé en quartier de ville ouvert et connecté, le projet «Les Grands voisins», co-porté par le collectif Yes We Camp et l’association Aurore propose l’expérience d’une autre manière d’habiter la ville.
Et si, au lieu de les murer, on utilisait avec audace et générosité les lieux temporairement inoccupés ?

Ce qu’on a dans le ventre

Le projet :
Nous proposons de créer sur le site de l’ancien hôpital Saint-Vincent de Paul une dynamique artistique collective qui inviterait au sein d’une même aventure résidents, travailleurs, voisins, et toutes autres personnes concernées par le site, sa transformation, son histoire…

Une fabrique collective de ventres sensibles pour raconter le site / Une performance
De quoi mon ventre est-il le centre ?
De quoi mon ventre est-il la maison?
Qu’est-ce qu’on a dans le ventre ?

L’objectif :
Il s’agit, avant tout, de faire émerger une matière sensible pour créer du commun et mettre en route des énergies nouvelles.
#Grands Voisins
# Faire ensemble
# Lien social
# Penser le territoire

Calendrier :
D’avril 2016 à juin 2017
43 jours d’interventions dont 31 in situ

 

 

 

 

 

 

 

 

Elles ont participé à la création du collectif et participent au projet en cours :

Fanny Decoust, comédienne, artificière chez Ilotopie, Bloffique théâtre, cie Adada
Après un cursus universitaire à Paris X puis à Aix en Master pratique et théorie des
arts, elle entre à l’école du Samovar (pédagogie J. Lecoq), Elle suit une formation
pluridisciplinaire, travaille au théâtre de l’Epée de bois (Cartoucherie de Vincennes),et
avec la Cie Agora (danse contemporaine). Elle travaille avec la Cie Ilotopie (Fous
de bassins, La mousse en cage, Les gens de couleurs, Opéra d’eau, performances
diverses…) , la Cie Bloffique théâtre (RLL, Les quelques jours de l’oeuf, Sous nos
pieds…), la Cie Adada (Epopée, «Hot House» d’Harold Pinter, Navis …), la Cie Acte
Corp’s … Elle participe à des tournées qui la mèneront en Asie, en Australie, en
Amérique latine, en Europe, en Russie… Sa manière d’aborder son métier s’enrichit
petit à petit de différents aspects : elle apprend la pyrotechnie, s’initie au travail de
construction,pratique le trapèze et les arts du cirque; au gré des rencontres elle
participe à des stages professionnels avec A. Mnouchkine, K. Scott Thomas, F. Vargàs
Quevedo, Y. Oida. Son travail s’articule essentiellement autour de l’espace public, qu’il
s’agisse d’y inscrire une narration, des performances ou simplement de la rêverie.

Chrystel Jubien, photographe, vidéaste, réalisatrice
Elle réalise des video-danse et des images pour la scène avec des compagnies de
danse et de théâtre, fait des portraits et photographie pour le cinéma. En 2001, elle
suit pendant un an une troupe de théâtre dans un hôpital psychiatrique et réalise un
film, « Les impatients de Levallois », sur cette expérience mêlant patients, soignants
et comédiens professionnels. Elle part en résidence en 2002 au Chiapas, dans des
communautés indigènes, avec la chorégraphe Marilen Iglesias-Breuker et réalise des
photos et des vidéos pour la scénographie de la création «Fragmentos de Esperanza».
De 2007 à 2010, elle filme pour le Théâtre Jean-Vilar de Vitrysur-
Seine le Compagnonnage de la chorégraphe brésilienne Lia
Rodrigues et réalise «Territoires de l’art, Lia Ro-drigues de Vitry à Rio».
Elle travaille avec Emmanuelle Rigaud et la Compagnie Les Alouettes Naïves avec
laquelle elle réalise un film sur les danses Rom « Quand je suis né je savais danser
» en 2012 et les vidéos du spectacle «Vous dansez ?» créé à Sevran en 2014.
Elle a réalisé le documentaire «Profession : danseur»
sur la danse contemporaine au Maroc en 2014.

Christine Milleron, directrice artistique de ESOPA Productions et fondatrice du
collectif « Et si on prenait l’air(e)
Historienne de formation, diplômée en 2008 du Master de Gestion et
Management des entreprises culturelles de Paris-Dauphine, elle travaille
pendant 10 ans (de mars 2005 à mars 2015) à la co-direction du projet artistique
et au développement du Lucernaire, structure parisienne pluridisciplinaire.
Elle intègre, à l’automne 2015, la communauté de la 27ème Région, laboratoire de
transformation des politiques publiques pour découvrir le secteur de l’innovation
publique pour lequel elle souhaite développer des outils de médiation culturelle.
Elle fonde ESOPA Productions en janvier 2016 pour développer de nouveaux terrains de
jeu en accompagnant des créations dans des lieux non-dédiés, impulsant du débat dans
l’espace public et en participant à des programmes de recherche-action en mettant son
expérience de gestion de projets et de programmation au service de projets transversaux.
Parallèlement à sa vie professionnelle, elle est porteuse, depuis
2014, du projet d’habitat participatif «UTOP» lauréat d’un appel
à projet de la Ville de Paris et tromboniste à la Fanfare Invisible.

Emma Seneze, dessinatrice et illustratrice
Elle a suivit sa formation à l’école des beaux art d’Annecy, elle se spécialise
en art contemporain et travail notamment l’installation. Durant ses études,
elle participe à plusieurs expositions collectives, notamment à New York
à la “Parker’s box galery”, et à Berlin pour l’événement Butt and Better…
Elle assiste l’artiste contemporain Sladjan Nedeljkovic durant trois mois, et participe à
son exposition “Through the pages”. En parallèle elle obtient son Diplôme d’illustratrice.
Elle réalise des affiches pour le théâtre et des illustrations pour la presse et la mode.
La narration est au coeur de sa démarche artistique. Cette démarche et
cette formation pluridisciplinaire, l’amène à travailler en partenariat avec
des compagnies de théâtre, des groupe de musique et des écrivains.
Elle travaille comme professeur de dessin à la Maison de la
Création, et dans plusieurs structures en tant qu’intervenante.

Alexandra Sollogoub, comédienne, clown et réalisatrice
Elle s’est formée au théâtre aux ateliers du sapajou et à l’université de Saint
Denis, entre autres. Elle a participé à la création de plusieurs pièces de théâtre
et apparaît dans plusieurs court-métrages et ainsi que le long métrage de
Damien Odoul l’Histoire de Richard O, présenté au festival de Venise en 2007.
Elle rencontre Anne Cornu et Vincent Rouche en 2008, se
passionne pour le clown qui bouleverse son approche du théâtre,
Depuis 2011, elle s’attelle à l’écriture et la réalisation de documentaires. Elle
effectue une résidence d’écriture à Lussas en 2012 pour développer le projet
Alexandre Alexandrovitch et le tractopelle, puis participe à l’atelier documentaire
de la Femis pour le projet Dojd qu’elle développe actuellement pour ARTE.