Après 2 ans, le Collectif Et si on prenait l’air(e)? poursuit son chemin. Les ateliers continueront en 2019 et nous travaillons à un ambitieux projet de capitalisation qui prendra la forme d’un glossaire critique de l’urbanisme culturel. 

En décembre, nous sommes parties en résidence d’écriture au POLAU – Pôle arts.urbanisme pour avancer sur ce projet de glossaire et enclencher la seconde, accompagnée par Stéphanie Braka, co-fondatrice du collectif, et Lilas Ozanne et Gwenaelle Leleu, deux graphistes et designers pleines de talents. Elles ont été de sacrées complices durant ces deux jours !

Nous avons consacré la première journée à interroger la forme et le chemin de fer du glossaire : à quoi ressemblera cet ouvrage et à qui s’adressera-t-il vraiment ? Comment contextualiser, rendre lisible et accessible ce travail de capitalisation des ateliers ?

Rapidement, nous avons éprouvé plusieurs nécessité : d’abord, d’inclure au glossaire une première partie dédiée à la mise en récit de l’histoire du collectif ; ensuite, d’imaginer un objet proposant plusieurs niveaux de lectures en faisant la part belle à l’illustration et à la facilitation graphique – cela impliquant de réduire (drastiquement) le volume de texte ! Cela annonce un gros chantier de sélection et collecte des pépites, anecdotes, verbatims éclatants ou ordinaires donnant à voir des débats qui ont eu lieu au sein du collectif.

Sur ce point, Gwen et Lilas nous ont énormément apporté durant la 2nde journée en nous présentant des planches d’inspiration graphiques. A partir de ça et de la matière que nous leur avion sélectionné – une fiche mot martyre et la mise en récit d’un “épisode” de l’histoire du collectif – elle ont travaillé sur les premiers prototypes graphiques ! Elles ont été hyper créative et nous félicitons leur talent !

Au final, on est reparti avec un chemin de fer et un chapitrage, des prototype et des planches test, et l’envie folle d’aller au bout de ce chantier (et de trouver des sous!!).

Plus d’infos sur la genèse de ce projet …

Le collectif « Et si on prenait l’air(e)? » s’est constitué sur un désir de faire se rencontrer des acteurs d’horizons divers pour questionner collectivement leurs métiers au croisement de l’art et de l’urbanisme.

Mais comment échanger, puis faire ensemble, si nous ne parlons pas le même langage ?  Comment lutter pour que les mots valise ne parasitent pas notre langage, notre pensée, et in fine, nos projets, sans que l’on ne soit mis(es) d’accord sur leur contenu.

Le premier besoin du collectif a été d’interroger les mots liés à nos univers professionnels car nous ne leurs accordions pas toujours les même significations, pas le même sens, pas les mêmes représentations.

Nous connaissions souvent mal voire pas du tout les mots des autres univers professionnels. Nous souhaitions que nos mots soient encore porteurs de sens, y compris pour les personnes avec qui nous travaillons.

C’est à partir de ce constat que nous avons impulsé les premiers ateliers sur les mots puis qu’est née l’idée de produire à plusieurs Notre glossaire critique de l’urbanisme culturel pour capitaliser sur deux ans d’échanges du collectif.

En 2018, nous avons consacré une partie des ateliers « en restreinte » poser les bases de ce projet, sélectionné des mots et finalement, commencé à défricher des notions, à écrire et produire des premières fiches martyres. 

Cette résidence de décembre 2018 était donc la suite logique de ces temps de travail ! Nous retournons au POLAU au moins de juin. D’ici là, on va travailler dur pour avancer !

L’équipe d’Esopa.